TV
Infos   /   A La Une   /   Iran   /   Moyen-Orient   /   L’INFO EN CONTINU

La guerre américano-israélienne contre l’Iran est une défaite stratégique totale et un désastre économique (médias occidentaux)

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Des avions américains détruits lors d’une opération ratée sur une base aérienne abandonnée à Ispahan, publiée le 5 avril 2026.

Depuis le début de la guerre illégale menée par les États-Unis et le régime israélien contre la République islamique d’Iran, aucun objectif déclaré de cette guerre n’a été atteint. Ce conflit a été marqué par des attaques généralisées qui ont coûté la vie à des civils, notamment des écoliers innocents.

Au contraire, de plus en plus d’éléments indiquent clairement la voie à suivre pour Washington et Tel-Aviv. Le conflit, qui a rapidement dégénéré en crises humanitaire, sécuritaire et économique, a engendré un cessez-le-feu fragile de deux semaines, prolongé par la suite par le président américain Donald Trump. Pourtant, une véritable fin de l’agression demeure lointaine et incertaine.

Les médias internationaux, chacun imprégné de ses propres préjugés, ont commencé à révéler les dures réalités que les agresseurs cherchaient à dissimuler. Leurs reportages dressent un tableau accablant des coups que les puissances, qui ont déclenché cette guerre se sont infligés eux-mêmes.

Les médias occidentaux révèlent des coûts stupéfiants de la guerre

Le journal New York Times, citant un ancien responsable du Pentagone, a averti que le fardeau financier de la guerre contre l’Iran pèserait sur l’économie américaine pendant des années.

Même si Trump prétend avoir conclu un « accord de paix », Washington doit reconstruire les bases endommagées à Bahreïn, au Qatar, au Koweït, aux Émirats arabes unis, en Arabie saoudite et en Turquie, en essayant de renforcer la défense aérienne face aux capacités avérées des drones iraniens.

Le journal américain a mis en lumière le manque de transparence choquant de l’administration Trump. Il a indiqué que le directeur du budget de la Maison-Blanche, Russell Vote, avait admis devant le Congrès ne disposer d’aucune estimation globale des coûts de la guerre.

Des estimations indépendantes font toutefois état de dépenses de plus de 11,3 milliards de dollars pour les six premiers jours seulement, le total se situant maintenant entre 25 et 35 milliards de dollars.

Tirant les leçons amères des milliards de dollars gaspillés en Afghanistan et en Irak, le New York Times a exigé la nomination d’un inspecteur général spécial pour prévenir la corruption et la mauvaise gestion dans cette affaire.

En Grande-Bretagne, le journal The Guardian a révélé l’impact direct de la guerre sur le Service national de santé (NHS). Par ailleurs, étant donné que le trafic maritime a été interrompu dans le détroit d’Ormuz, les approvisionnements pétrochimiques –essentiels à la fabrication de seringues, de poches de perfusion, de gants et de matériel médical – sont à sec.

Les cours du pétrole ont bondi de 40 %, tandis que les fabricants malaisiens de gants, qui contrôlent la moitié de l’offre mondiale, ont augmenté leurs prix de 50 %. Le directeur général du NHS en Angleterre, Jim Mackie, a qualifié la situation de « choc considérable » et a plaidé pour une aide d’urgence du gouvernement.

La BBC a cité le vice-Premier ministre britannique, Darren Jones, qui a admis que les citoyens ordinaires devront faire face à des coûts plus élevés pour l’énergie, la nourriture et les billets d’avion de ligne pendant au moins huit mois.

Le Fonds monétaire international (FMI) prévoit une chute de la croissance au Royaume-Uni à seulement 0,8 % cette année, ce qui obligerait Londres à mettre en place un comité d’urgence se réunissant deux fois par semaine pour gérer les perturbations de l’approvisionnement.

Même la chaîne CNN a reconnu la résilience de Téhéran. Malgré le blocus naval américain, l’Iran attend à ce que Donald Trump cède avant les élections de mi-mandat du Congrès et avant que la pression intérieure ne s’intensifie à l’intérieur des États-Unis.

Selon des analystes interrogés par CNN, l’Iran peut maintenir sa production pétrolière pendant encore deux à trois mois, alors que de nouveaux signaux diplomatiques émanent du Pakistan.

Al-Jazeera met l’accent sur le levier inébranlable de l’Iran

La chaîne d’information qatarie Al-Jazeera a souligné que la République islamique d’Iran continue de faire du détroit d’Ormuz son atout stratégique le plus précieux. Le blocus naval imposé par Trump n’a pas réussi à briser la volonté de Téhéran ; et à certains égards, cela a même renforcé la position de l’Iran.

Si le détroit d’Ormuz était totalement fermé en représailles à l’interruption des exportations iraniennes, les prix mondiaux du pétrole monteraient en flèche, ce qui infligerait des pertes bien plus importantes aux États-Unis et à leurs alliés.

La situation géopolitique de l’Iran, son arsenal avancé de drones et de missiles, ainsi que ses capacités en matière de mines navales rendent impossible le contrôle des États-Unis de la situation.

Les exportations de pétrole vers la Chine se poursuivent, compliquant la situation de la soi-disant « pression maximale » de Trump.

Des experts cités par Al-Jazeera ont conclu que seules des négociations et des solutions alternatives –et non une escalade militaire– pourraient résoudre la crise.

L’économie de résistance, appliquée par la République islamique d’Iran, est fondée sur l’autonomie et la clairvoyance stratégique, et son efficacité s’est avérée une fois de plus inébranlable.

Alors que les agresseurs épuisent leurs ressources et font face à une réaction négative de leur opinion publique intérieure, l’Iran reste ferme et continue à défendre sa souveraineté ainsi que les droits de toute la région.

La véritable paix ne viendra pas par l’intimidation, mais du respect des intérêts légitimes de l’Iran et de la fin de toute ingérence étrangère. Dans ce sens, l’Axe de la Résistance et le peuple iranien restent inébranlables, car la victoire appartient aux patients et aux justes.

Partager Cet Article
SOURCE: FRENCH PRESS TV